Iron Roman - Le récit de mon Ironman

Pour lire le compte-rendu de mon expérience à Lake Placid le 26 juillet 2009, cliquez ici.












Pour voir le "Photo Roman" de mon Ironman, cliquez ici.





samedi 22 juillet 2006

Caroline du Nord 2006

Nous sommes un peu à la course entre deux destinations vacances mais nous tenons à dire à ceux qui nous ont accompagnés cette année que nous avons vraiment apprécié votre présence. Encore une fois, le beau temps a été de la partie et nous avons eu droit à nos cinq jours en mer. Dix belles sorties dont 9 «off shore» et avec 9 épaves différentes. Une récolte de 15 dents dont deux de Bull Shark pour mettre un peu de diversité dans ma collection.







Jeudi, entre autres, nous avons eu droit à une plongée mémorable sur le Caribe Sea par 85 pieds de fond. Avec une visibilité qui avoisinait les 40 pieds, les plongeurs ont pu tester leur sang froid et côtoyer les nombreux requins parmi les débris de l'épave. Ça, c'était vraiment une vraie plongée du Cimetière de l'Atlantique!








Par contre, il nous faut avouer que nous sommes un peu restés sur notre appétit cette année. Pour la première fois, après avoir passé un total de six semaines là-bas au fil des ans, nous n'avons pas eu suffisamment de requins à nous mettre sous la dent... Les gigantesques raies également se sont fait plus discrètes mais pour la première fois, Éric et moi avons croisé une tortue! Youppie !








De plus, grâce à l'oeil de lynx de Daniel, nous avons également pu observer de près un hippocampe! Une première ! Même le capitaine était surpris de cette trouvaille!

On se reprend l'an prochain ! Qui sera des nôtres?


lundi 3 juillet 2006

Mon 1er triathlon!

Enfin, j'ai participé à mon premier triathlon! J'ai trouvé l'expérience formidable malgré ma position: 159e sur 178 avec un chrono de 1:32:26. Pour m'encourager, alors que j'angoissais il y a deux semaines, mon physiothérapeute m'avait prédit que je terminerais en 1h31 alors que je prévoyais plutôt 1h45! Il n'avait pas complètement tord finalement.

Le samedi soir, en allant chercher mon kit de course, j'ai croisé un ancien copain de Trois-Rivières où j'ai grandi. Il s'agit de Steeve Gauthier qui a remporté le duathlon. Il a été vraiment sympathique et a pris le temps de m'expliquer le déroulement en plus de me donner des petits trucs. La pression est descendue d'un cran mais pour ensuite remonter durant la nuit lorsque la pluie m'a réveillée à plusieurs reprises dans ma roulotte. La nervosité reprenait le dessus.

Au réveil à 5h30, il pleuvait et le temps était vraiment moche. Pourtant, timing incroyage, en arrivant sur les lieux de la compétition, la pluie a cessé définitivement. Youppi. Lorsque j'ai apperçu Pascale qui installait son vélo près du mien, j'en ai profité pour la bombarder de questions auxquelles elle a répondu avec beaucoup de gentillesse et de patience. Merci Pascale! Jusqu'à la dernière minute, sur le bord de la piscine, tu as sû atténuer mes appréhensions. J'ai beaucoup, beaucoup apprécié ce que tu as fait pour moi.

Lors de ce premier triathlon, j'ai appris énormément sur tout ce qui entoure ce genre d'événement, évidemment, mais j'ai surtout beaucoup appris sur mon moi. Je n'avais aucun doute sur le fait que je complèterais les trois étapes tout en sachant pertinemment que mon chrono ne serait pas spectaculaire mais je ne pensais pas trouver la natation si pénible. J'ai pris soin de demeurer derrière pour éviter la cohue mais j'ai bu de l'eau, mangé quelques coups et suis devenue essoufflée instantannément. Ça ne faisait pas 2 minutes que j'étais dans la piscine que j'ai pensé abandonner avant de mourir noyée. J'ai vu mon père qui m'encourageait, je lui ai crié que ça n'allait pas du tout. Pour essayer de me calmer, je me suis mise à nager sur le dos puis à la brass. Mon conjoint s'est alors précipité sur le bord de la piscine en me criant: «Qu'est-ce que tu fais là? Avoye! Grouille!» Ça m'a secouée, j'ai repris le dessus et je suis repartie au crawl.

C'est fou comme on perd du temps avec des détails inutiles quand on débute! Lorsque je suis arrivée à mon vélo, j'essayais nerveusement et tant bien que mal d'enfiler mes gants. Encore une fois mon chum m'a crié: «Laisse faire, t'en n'a pas besoin!» Une fois sur mon vélo, j'ai apprécié le fait que le parcous soit en boucle car dès le premier tour terminé, je pouvais mieux me concentrer sur la meilleure stratégie à adopter pour chaque portion de parcours. Mais bon... stratégie ou pas, j'ai constaté que je ne suis pas vraiment plus efficace à vélo qu'à la natation! Au moins, en vélo, on ne risque pas de se noyer!

Sur le parcours, j'ai vraiment apprécié les rencontres avec les membres du club qui étaient présents et qui m'encourageaient en me croisant. C'est fou, même si on ne se connaît que très peu, ça fait du bien. Merci à Éric Lebel qui a fait quelques centaines de mètres avec moi à la course et qui était au fil d'arrivée pour m'accueillir. Ce sont de beaux moments dont je me souviendrai.

lundi 17 octobre 2005

Saison 2005 : "J'ai créé un monstre!"


Mon premier demi-marathon aura été un coup de foudre avec la course à pied. Moi qui n’avais jamais participé à une course de ma vie, je débute ma passion avec 21.1 km!

Cette passion n’aurait jamais vu le jour sans un défi lancé par ma collègue et amie, Sylvie, que je ne connaissais pas encore beaucoup. Au printemps, elle me lance l’idée de courir 10 km dans le cadre du marathon de Montréal. Je suis d’abord estomaquée par l’ampleur de la tâche, moi qui cours à peine 4 km, deux ou trois fois semaine. Mais je me dis pourquoi pas! Puis trois semaines avant l’événement, comme je peux enfiler une douzaines de kilomètres sans problème, mon conjoint me persuade de m’inscrire au demi-marathon et m’offre mon premier ordinateur Polar.
Quelques semaines plus tard, il dira : « Mon dieu, j’ai créé un monstre ». En effet, après cette première expérience, je deviens dépendante de l’adrénaline et de l’endorphine, je compile et analyse les statistiques de mon ordinateur, je deviens complètement accro à la course à pied!

Le demi-marathon de Cumberland, un mois plus tard, sera ma première expérience de « lapin ». Durant cette deuxième course, je réussi à couper 8 minutes sur mon premier choro, malgré un parcours plus exigeant, grâce à mon « lapin » Jean-Pierre que je réussirai à suivre durant les 14 premiers kilomètres.

C’est en jasant avec lui, la veille de la course, que j’en apprends un peu plus sur le triathlon et sur ce qu’est un Ironman. Je me demande alors si je pourrais un jour moi aussi faire un triathlon… Mais j’aurais du chemin à faire car par les années passées, j’ai été handicapée par ce qu’on appelle le syndrome du défilé thoracique. Une douleur constante aux membres supérieurs me gênait constamment dans mon train train quotidien. Je devais, par exemple, déposer ma fourchette entre deux bouchées parce qu’il était trop douloureux de la tenir. J’étais incapable de soulever le coin d’une page de journal sur la table lorsque je voulais lire un article. En revenant du travail, je déposais mes bras sur un coussin pour ne pas avoir à en supporter le poids… En 2005, je vais beaucoup mieux, mais pourrais-je vraiment me tenir sur un guidon et faire du vélo ?...




vendredi 22 juillet 2005

Petite marche dans le fond de l'eau

Une petite marche dans le fond de l'eau.
Une petite anecdote de voyage.
Parce qu'elle voulait récupérer une ceinture de plomb au fond de l'eau, à une centaine de pieds de profondeur, une femme (stupide) a bien failli y laisser sa vie. Éric et moi terminions notre plongée. Nous étions à environ une cinquantaine de pieds en train de remonter à la corde lorsque j'aperçois une plongeuse arriver d'on ne sait trop où en marchant dans le fond de l'eau avec ses palmes! En marchant, eh oui! Je trouvais qu'elle avait vraiment un comportement bizarre. Et je n'étais pas la seule à m'inquiéter. Du bateau, elle avait laissé tomber sa ceinture de plombs dans le fond de l'eau. Elle en a emprunté une (trop lourde pour elle) et est descendue avec une veste (non fonctionnelle!) pour tenter de la récupérer. Elle a retrouvé sa ceinture et a tenté de la traîner de peine et de misère jusqu'à la corde pour pouvoir la remonter. Quand je l'ai aperçue, il ne lui restait que 200 livres d'air dans sa bouteille! Bravo! À 100 pieds sous l'eau, c'est génial! Heureusement, le divemaster qui n'était pas loin a tout de suite compris lui aussi que quelque chose clochait et lui a porté secours. Une chance qu'il restait des plongeurs en bas et que quelqu'un lui a donné de l'air parce qu'elle ne remontait pas ! Tout ça pour une ceinture de plombs.

Caroline du Nord 2005

Ça nous a fait un immense plaisir de partager notre passion pour la Caroline du Nord avec les 17 plongeurs qui nous ont accompagnés cette année. Nous étions évidemment un peu anxieux de voir la réaction des autres après avoir croisé leur premier requin.



Éric et moi avons été agréablement surpris lors de notre première plongée (sur le sous-marin allemand) lorsque nous avons découvert un Frog Fish. Moi qui suis allée aux Philippines pour en voir, je ne savais pas qu'on pouvait en trouver en Caroline du Nord !



Nous avons été impressionnés, cette année, par les nombreuses raies gigantesques que nous avons croisées. L'une d'entre elles avait un diamètre équivalent à mes deux bras ouverts. De plus, elles étaient accompagnées de cobias à la recherche de restants de table. C'était très beau de les voir se déplacer en groupe.




Autre découverte intéressante cette année, nous avons croisé à plusieurs reprises des Shark Suckers à la recherche d'un hôte. Leur façon de nager, très en "S", est assez particulière.



Sur le Spar, nous avons croisé quelques requins dont un qui se reposait dans une sorte de fossé dans le sable. Après avoir fait le tour de l'épave, je constate que le fossé est vide. Hum. il y a certainement des dents dans ce coin là. Je me précipite dans le trou et commence à fouiller le fond de l'eau. Je sens tout à coup une présence à quelques pieds au-dessus de ma tête. L'occupant précédent est revenu et semble se demander ce que je fais chez lui. "Je m'en vais, je m'en vais", que je lui dis dans ma tête. Un superbe spectacle nous attend à la remontée. Un banc d'Atlantic Spade Fish avec à sa tête un barracuda surplombe le pont supérieur du bateau en surnageant dans le courant. C'est de toute beauté.



J'ai beaucoup apprécié mes plongées sur le Caribsea et sur le Papoose évidemment où nous avons pu côtoyer les requins de près. Surtout le Papoose où je me suis dirigée sans hésitation parmi eux. La petite madame était contente! Il y en avait plein de requins.



Le moment le plus intense de mon séjour là-bas fut sans contredit ma plongée sur l'Atlas. J'en rêvais depuis 2 ans. Tellement surexcitée de me retrouver de nouveau parmi les requins sur mon épave fétiche que j'en ai narcosé. J'ai quitté l'épave pour suivre deux requins qui s'éloignaient. Et plus je m'éloignais, plus une petite voix dans ma tête me disait de retourner à l'épave. Mais je ne voulais pas l'entendre, je voulais suivre mes requins. En faisant demi-tour, finalement, je me suis sentie étourdie par l'immensité de l'eau qui m'entourait et la petite voix dans ma tête me disait "ça suffit, retourne à l'épave". J'avais l'impression d'avoir bu une demi-douzaine de martinis! C'était la fête dans ma tête.



Seule petite déception, pas autant de requins sur le Verbena que les années passées. Mais heureusement, j'ai eu droit à une vision mythique encore une fois : en descendant à la corde, une grosse femelle est stationnée juste là et n'entend pas se déplacer. Je me retrouve à peine à quelques pieds au-dessus d'elle. J'adore rencontrer un requin à la corde, pour moi c'est un moment magique et fascinant. C'est pour eux que je vais en Caroline du Nord, et c'est pour eux que je vais y retourner!



Un gros becs à tous ceux qui nous ont accompagnés cette année. Nous avons passé une semaine très agréable en votre compagnie.

P.S. Les années passées, il y avait toujours beaucoup plus de femelles requins que de mâles. Je n'étais pas parvenu à en identifier. Cette année, youppie! J'ai croisé de nombreux mâles.
P.S. 2 Seulement une trentaine de dents de requins ramassées cette année. Pas grave. Ma priorité : j'étais là pour partager ma passion avec mes copains plongeurs.