Iron Roman - Le récit de mon Ironman

Pour lire le compte-rendu de mon expérience à Lake Placid le 26 juillet 2009, cliquez ici.












Pour voir le "Photo Roman" de mon Ironman, cliquez ici.





vendredi 15 mai 2009

L'engrenage

J’ai l’impression d’avoir le doigt pris dans un engrenage et c’est moi qui l’ai inséré là. Je me prépare pour mon premier Ironman et mon seul objectif présentement est devenu de parvenir à m’entraîner jusque là. Vais-je me rendre jusqu’à la ligne de départ?

Depuis 2 jours, c’est motivation zéro.

Je suis crevée.

Mais j’ai le doigt enfoncé jusqu’au coude dans l’engrenage. Je ne peux plus reculer.

Un Ironman, c’est une gestion extrêmement serrée de son temps et de son énergie. C’est une préparation qui exige beaucoup d’égoïsme parce qu’on a le temps de ne penser qu’à soi, qu’à son entraînement. Toute utilisation du temps doit devenir extrêmement rentable et les autres, ça demande du temps. Le téléphone sonne? Ah non, shit, je n’ai pas le temps. Et j’espère que la personne ne laissera pas de message, parce que rappeler, ça demande du temps!

J’essaie de ne pas envoyer trop de courriels car ne je n’ai pas le temps de répondre à ceux qu’on m’envoie!

Le moindre geste banal que je pose, je le fais en tentant de maximiser son rendement tout en minimisant le temps que ça me prend pour le faire.

Je fais l’épicerie? Vite, vite, vite! J’accroche les vêtements pour les faire sécher? Vite, vite, vite! Merde, j’accroche du linge sur une corde à linge! Pourquoi je ne peux pas le faire tranquillement en regardant les oiseaux et sans me stresser? Parce que je n’ai pas le temps. Vite, vite, vite. Tout me stresse.

Le plancher de la cuisine est crotté. Pas le temps. Mon chat s’ennuie. Une petite caresse? Pas le temps. Quel est le dernier film que j’ai vu au cinéma? Aucune idée, pas le temps d’y penser. Combien y a-t-il de Triathlete Magazine et de Runners’ World sur la table? Aucune idée, pas le temps de compter et encore moins de lire.

Et là, je suis en train de perdre du temps. Je pourrais être en train de nager en ce moment, ou de courir. Ou encore mieux de dormir. Oui, je me sens fatiguée. J’ai envie d’avoir la paix. Mon espace vital mesure des kilomètres de diamètre parce que des kilomètres, il faut que j’en accumule sur mon odomètre pour me préparer pour Lake Placid.

Vous voulez faire un Ironman? Pensez-y comme il faut AVANT parce qu’APRÈS, vous n’aurez plus le temps.

Je réalise que j’investie énormément pour un seul événement. C’est comme se payer un voyage en Chine de 24 heures en classe affaire. Ça fait cher la minute. Un Ironman, c’est ça. Alors que je pourrais courir plein de demi-marathons, faire un paquet de duathlons et de triathlons, avoir de l’adrénaline en masse et peut-être mousser mon égaux avec quelques médailles. Mais là, je m’entraîne toute seule dans mon coin avec une foule imaginaire qui m’attend en haut de la côte. Mais cette foule, je l’entends de moins en moins. Et la côte s’allonge…

Trois semaines encore avant de récupérer 40 heures par semaine. Trois semaines. 40 heures! Wow! 40 heures par semaines de plus pour moi toute seule. J’en rêve, j’en bave.

Bravo aux femmes de 35-39 ans!




Sur la carte de résultats envoyée par le marathon de Boston, on peut lire que les femmes de mon groupe d'âge, les 35 à 39 ans, représentent 5023 femmes sur 9302 participantes. Wow, c’est plus de la moitié. Bravo les femmes de 35 -39 ans!




lundi 4 mai 2009

Trajets vélo et course du Ironman de Lake Placid

Pour ceux qui ne connaissent pas les trajets en vélo (2 boucles de 90km) et en course à pied (2 boucles de 21.1km) du Ironman de Lake Placid, les voici:

http://www.mapmyride.com/ride/united-states/ny/lake-placid/403905788

http://www.mapmyrun.com/run/united-states/ny/lake+placid/809305600824

Poids plume

Lors de mon marathon de Boston, j'ai perdu 4 livres. Deux jours plus tard, j'en avais récupéré 2. La semaine dernière, je les ai reperdues... Je pèse maintenant 100,5 livres. Comme l'an dernier, je vais surveiller mon poids et tenter de ne pas descendre sous la barre des 100!

Début officiel de mon entraînement pour mon Ironman



La semaine dernière, j’ai eu l’impression que c’était le début officiel de mon entraînement pour mon Ironman : j’ai inséré 18 heures d’entraînement parmi mes 40 heures de travail. J’ai réalisé que les 5 prochaines semaines me demanderaient une gestion encore plus stricte et rentable de mon temp si je ne veux pas empiéter sur mes heures de sommeil, déjà bousculées par un horaire jour / soir. Pourquoi les 5 prochaines semaines? Parce qu’à partir du 5 juin 16h00, je pourrai me consacrer uniquement à mon entraînement. Je jumellerai 1 mois sans solde à un mois de vacances et j’aurai une seule préoccupation : mon Ironman.

Mais d’ici là, je dois rentabiliser mon temps.

Voici un coup d’œil sur ma semaine d’entraînement (je travaillais de 4 à minuit) :

Lundi matin : 1 heure de nage + 50 min de vélo

Mardi : C’est aujourd’hui que mon marathon de Boston me rentre dans le corps. Quand j’ai le goût de pleurer pour rien, ça signifie que je suis complètement crevée. Il pleut, j’ai des intervalles à faire, mais je décide d’inverser ma journée de congé (demain) avec aujourd’hui. Je fais une sieste de 2 heures avant d’aller travailler!

Mercredi : Je me sens en super forme. Au programme, des intervalles de course à pied : 3km d’échauffement suivis par 4 x 1600m pace de demi-marathon. Je termine par 3 km de cool down. Je réussis à tenir 4min10 / km pendant mes intervalles. Good.

Jeudi : Je me lève à 9h00, ce qui m’a donné 8 heures de sommeil. Je saute sur mon vélo vers 10h00 et en débarque à 14h00 avec 105 km dans le corps. Vite, je pars faire un brick de 4 km de course à pied. À 14h20, c’est la douche. Il faut que je mange, que je prépare mon lunch et que je me grouille : je travaille à 16h00!

À 1h00 du matin, je me couche pour quelques heures de sommeil…

Vendredi : Lever du corps à 5h45. Je saute à l’eau à 7h00 pour nager 2.6 km. À 9h30, j’enfile mes souliers de courses : 26 km dans les sentiers du Parc du Mt St-Bruno. Ahhh! C’est tellement agréable! Au total, près de 300 m d’ascension. J’aurais bien aimé faire une petite sieste, mais pas le temps. Ce n’est pas grave, je me sens en super forme même si je n’ai pas beaucoup dormi.

Samedi : 90 km de vélo en côtes autour du Mont St-Hillaire. Au total 960 m d’ascension, soit un peu plus que l’équivalent d’une boucle au Ironman de Lake Placid. Au retour, un petit brick mollo.

Dimanche : Une heure de nage avec le club et 17 km de course à pied. Et cette fois, je fais une super sieste en après-midi. Je m’endors instantanément et pour 2 bonnes heures. Ahhh!