Iron Roman - Le récit de mon Ironman

Pour lire le compte-rendu de mon expérience à Lake Placid le 26 juillet 2009, cliquez ici.












Pour voir le "Photo Roman" de mon Ironman, cliquez ici.





jeudi 4 août 2016

Tour du Lac Brome 2016



Parmi les incontournables, il y a le Tour du Lac Brome. C’est la cinquième fois que je participe à une course lors de cet événement. J’ai couru une fois le 5 km, deux fois le 10 et ce sera ma deuxième participation au 20 km.

J’aime ce parcours vallonné qui longe le lac.

Ce matin, il fera chaud. J’ai couru mon marathon il y a trois semaines et j’espère que ma récupération sera suffisante. J’aimerais bien courir à une vitesse de 4 min 45 \ km. Ce qui me donnerait un chrono de 1h35. Parmi les participants qui se préparent au fil de départ, je remarque les lapins de 1h35 et de 1 h40. Je choisis donc le plus rapide et ne le lâche pas d’une semelle lorsque le départ est donné. Malheureusement, après quelques kilomètres, je dois me rendre à l’évidence : je ne serai pas capable de tenir le rythme. C’est rare qu’aussi tôt dans une course, je doive revoir mon objectif à la baisse. L’énergie n’est pas au rendez-vous et mes jambes ne veulent pas pousser. Je n’ai pas la motivation nécessaire non plus.

Avant la course, j’ai rencontré ma copine Anissa qui m’a raconté son marathon à Ottawa. Elle m’a dit qu’elle avait dû changer ses objectifs à plusieurs reprises tout au long de la course parce que ça devenait de plus en plus difficile. Passer du plan A, au plan B, puis au plan C…

Je pense à elle et je me dis que je dois passer au plan B : maintenir un rythme de 5 min \ km. Mon seul souhait, ne pas me faire dépasser par le lapin de 1h40.

Au 18e km, quelqu’un me tape sur l’épaule et me dit : Let’s go, on ne lâche pas ! C’est le lapin que je veux garder derrière moi qui est en train de me dépasser ! Il reste 2 km à courir…  Je puise dans l’énergie qui me reste et augmente la cadence pour le rattraper, le dépasser et surtout, le garder derrière moi.

Je connais bien le parcours et je me concentre pour arriver avant lui. Je franchis finalement le fil d’arrivée en 1:39:45 et termine ainsi 3e dans mon groupe d’âge.



jeudi 2 juin 2016

Marathon d'Ottawa 2016



Fidèles à nos habitudes, Éric et moi arrivons à Ottawa le vendredi afin d’aller à l’Expo le plus tôt possible pour profiter des aubaines. Il fait déjà très chaud à l’extérieur et les températures annoncées pour le week-end dépasseront les 30 degrés Celcius. Je crains plus le fait que le marathon soit annulé que la chaleur elle-même ! Les organisateurs ont beau nous suggérer fortement de revoir nos objectifs à la baisse, je ne peux m’y résoudre. Je vise 3 :30 :00 et je n’ai pas de plan B ! De plus, j’aimerais vraiment terminer dans les 10 premières de mon groupe d’âge. Moi qui bois très peu d’eau habituellement, je me promets de m’hydrater à chaque fois que cela sera possible et je me promets également de réajuster ma vitesse si je sens que mon corps le demande. Oui, j’espère courir en 3 :30 :00, mais je demeure réaliste. La température jouera contre nous. Même si en général la chaleur ne semble ne semble pas trop m’affecter, j’ai déjà eu un coup de chaleur par le passé (Championnat canadien de duathlon 2008) et je ne tiens pas à répéter l’expérience.

Le samedi soir, Éric et moi allons encourager Miguel et Sophie qui participent à la course de 10 km. Celle-ci a été retardée d’une demi-heure à cause de la chaleur. Donc, départ à 19h00. Il fait encore très chaud et la pluie s’annonce. Je me sens fébrile lorsque les élites partent et j’ai les larmes aux yeux. Demain, ce sera mon tour et je renoue avec le marathon après une pause de 7 ans. Mon dernier marathon, celui de New York, date de novembre 2009 ! 

Dimanche matin. 5h15. Je suis réveillée et Éric également. On déjeune et on se prépare. J’enfile mon pace-band et vers 6h30, nous sommes en direction de la ligne de départ. Je tiens à être dans mon corral le plus tôt possible car je veux absolument trouver le lapin de 3 :30 :00. En chemin, on croise Karl, un ami triathlète qui espère se qualifier pour Boston. On lui souhaite bonne chance.

Rendue dans mon corral, je trouve facilement mon lapin. En fait, ils sont deux à offrir le service pour le temps que je vise. Je jase un peu avec l’un deux et je croise une athlète de mon club de course, Marie-Andrée, qui va courir avec nous. Quelle surprise de rencontrer également Roxane, une coureuse avec qui j’avais jasé lors du 30 km des Érables. Nous ferons la course ensemble. Je suis très contente d’être en sa compagnie.

Il fait étonnement frais ce matin, autour de 18 degrés, et je suis confiante d’atteindre mon objectif.

Voilà, c’est l’heure du départ. Moi qui croyais que l’émotion me gagnerait et que j’aurais de la difficulté à retenir mes larmes, je pars plutôt avec le sourire et je me sens très calme. Il y a très peu d’attente avant de franchir le fil de départ. C’est parti pour 42.2 km !

Tout au long du parcours, je garde un œil attentif sur mes lapins et sur ma compagne, Roxane, que je ne veux pas perdre de vue. Et tout au long du parcours, je réévalue constamment mon état. Je bois à chaque point d’eau et ils sont nombreux. Au demi-marathon, j’en saute un. Je n’ai pas soif et je me sens pleine ! Je prends également des gels régulièrement pour entretenir mon énergie.

Roxane est à mes côtés et nous jasons de temps à autre. Le rythme me semble confortable et je ne sens pas du tout la chaleur qui s’installe.

Au 32e km, je sens que mes quadriceps durcissent. Je pense à mon rendez-vous en massothérapie prévu le lendemain matin et je dédie ce km à Glenn, mon massothérapeute. Ça me fera tellement de bien, je savoure le moment d'avance.

Au 35e km, je réévalue la situation une fois de plus. Cette fois, je crois que je dois ralentir. J’en informe ma nouvelle copine et tranquillement, même si ça me déçoit, je la laisse s’éloigner avec le lapin.

Quelques kilomètres plus loin, je croise des membres de mon club de course. Leurs encouragements me font du bien. L'un deux court avec moi quelques instants. Je lui demande des nouvelles de Marie-Andrée que j'ai perdu de vue depuis longtemps. Il me dit qu'elle n'est pas encore passée alors que je croyais qu'elle était devant moi. Il me souhaite bonne chance et me laisse continuer seule.

Plus loin, je croise Miguel et Sophie près du Centre des Congrès. Je les cherchais des yeux sachant qu'ils seraient là pour m'encourager. Je suis heureuse de les croiser, ça me donne un petit regain d'énergie. Ce court moment me fait du bien.

Puis, je me concentre de nouveau et tente de garder un rythme constant. D’une vitesse de près de 5 min / km, je descends à 5 min 15 puis à 5 min 30. J’ai l’impression d’aller très lentement. Au 40e km, je réalise pleinement ce que c’est que de courir un marathon : c’est mental ! Je me parle et je fais des calculs. Dans une dizaine de minutes, je serai marathonienne de nouveau. Allez, on ne lâche pas ! Je dépasse plein de gens qui marchent. Moi aussi, ça me passe par l’esprit de marcher mais je ne me l’autorise pas. Allez Hélène, t’es capable. Je continue à essayer de calculer. Peut-être que je vais réussir à terminer en 3 :32 :00…

Enfin, j’aperçois les dernières pancartes. Il reste 400 mètres. Un dernier tour de piste ! J’arrive. Je franchis le fil d’arrivée les bras dans les airs. Comblée.

Je manque mon objectif par 3 min en terminant en 3 :33 :08 mais ça ne me dérange pas du tout.
Je me sens très très heureuse. Je suis marathonienne de nouveau !

Après avoir passé le fil d’arrivée, je cherche Roxane des yeux un peu partout. Je suis convaincue qu’elle a atteint son objectif et ça me ferait vraiment plaisir de la revoir. Mais ce sera partie remise car je n’arrive pas à la localiser dans la foule.

L’effort que j’ai donné me rentre dedans. J’ai des crampes musculaires aux quadriceps et je me sens complètement vidée. Heureuse, très zen, mais complètement vidée. De plus, mes entrailles me jouent des tours. Il faut que j’aille au petit coin ça presse ! Chaleur ou effort soutenu ? L’un et l’autre sûrement, me font un effet bœuf après course.










Sophie et Miguel me rejoignent rapidement. Quelle n’est pas ma stupéfaction et ma joie lorsque Sophie m’apprend que j’ai terminé 7e parmi les 244 femmes de mon groupe d’âge. Wow, ça me fait vraiment plaisir. De plus, je sais que mon chrono me qualifie pour les marathons de Boston et de New York. Ça me fait un petit velours de plus !

J’ai déjà hâte de courir Montréal !



P.S. Quelques jours après la course, Line, une copine de triathlon, m'informe que nous sommes posées ensemble durant la course. Sans s'en rendre compte, nous avons couru avec le même lapin et nous ne nous sommes même pas vues ! Trop concentrées peut-être. Nous terminerons avec seulement 1 min 30 de différence dans nos chronos.










jeudi 12 mai 2016

Au rythme de vos foulées - Demi-marathon de Châteaugay 2016


8 mai 2016



Ce matin, il pleut à boire debout, il fait autour de 10 degrés et il vente. Belle journée pour tester le moral des troupes ! Éric et moi sommes inscrits au demi-marathon de Châteaugay (Au rythme de vos foulées). On se rend donc là-bas très tôt afin de courir les kilomètres supplémentaires prévus au programme. Comme je dois parcourir 29 km aujourd’hui, dès que j’ai ramassé mon dossard, je débute mon entraînement. J’emprunte la piste cyclable et je me rends sur le bord de la rivière. J’aperçois 2 pêcheurs avec leurs imperméables sur le bord de l’eau. Ça me fait sourire, eux aussi brave le mauvais temps. Chacun sa passion !

Après mes 8 kilomètres, j’arrive juste à temps pour le départ. Nous sommes peu nombreux : 164 participants, 60 femmes.

On s’élance tous ensemble. Deux femmes courent à  la même vitesse que moi dont l’une qui suit mon rythme épaule à épaule. On ne se parle pas, mais je crois bien qu’on apprécie l’une et l’autre d’avoir une compagne de course.


Le parcours est magnifique et me fait découvrir Châteauguay. On longe d’abord la rivière sur une piste cyclable puis on se promène dans un parc en empruntant des sentiers boueux qui nous amènent près du lac St-Louis. Nous passerons à 3 reprises au même endroit et il y a un tapis de Sporstats installé là. Celui-ci divise notre parcours en 4 portions d’environ 5 kilomètres chacune. C’est génial car après la course j’ai pu vérifier ma vitesse moyenne pour chaque portion.

La stratégie aujourd’hui, c’était de partir lentement et d’augmenter ma vitesse à mon rythme marathon (5 :00/km) pour les derniers 10 km.  J’ai fait mes 8 premiers km avant la course à 5 :20/km. J’ai couru les 5 premiers km du demi-marathon à 5 :15/km. Ensuite j’ai accéléré (4 :58/km) et c’est là que j’ai distancé ma compagne. Pour la 3e portion de 5 km, j’ai accéléré de nouveau (4 :50/km) et j’ai poussé un peu plus pour la dernière portion en atteignant ma vitesse habituelle de demi-marathon, soit 4 :46/km.

J’étais consciente que j’allais trop rapidement pour un entraînement mais j’ai beaucoup de difficulté à me retenir lors d’une course. Ça allait vraiment bien.


À un turn around, je croise ma compagne de course. On s’encourage mutuellement.

J’ai franchi le fil d’arrivée en 1 :44 :40. Première dans mon groupe d’âge et 9e chez les femmes. J’attends quelques minutes pour saluer et féliciter ma compagne. Celle-ci me remercie… je lui ai servi de lapin !


Une course à refaire l’an prochain pour l’organisation impeccable, la beauté du parcours et l’enthousiasme des bénévoles. 

mardi 3 mai 2016

Course gourmande des Érables - 30 km



Le 30 avril 2016

Ce matin, c’est la plus longue distance que je dois courir en préparation de mon marathon qui s’en vient dans un mois. Je dois parcourir 35 km. Éric et moi, nous nous sommes inscrits au 30 km dans le cadre de la Course Gourmande des Érables. Nous avions participés au demi-marathon l’an dernier et nous avions bien aimé. On se reprend donc cette année avec une plus longue distance.

Nous arrivons suffisamment tôt pour que je puisse courir 5 km en guise de réchauffement. Je maintiens un pace de 5:20/km. Puis je m’approche de la ligne de départ. J’aperçois le lapin de 2h45. Je l’entends dire qu’il va courir à un pace de 5:30/ km mais qu’il va partir plus lentement et qu’il va accélérer par la suite. Je trouve ça un peu lent pour moi. Mon plan d’entraînement aujourd’hui : courir les 20 premiers km à 5:10/km puis augmenter à 5 :00/km, mon pace marathon.

Sur la ligne de départ, je commence à avoir froid. Nous sommes en retard de 9 min lorsque nous partons enfin. Je suis située parmi les premiers coureurs. Malheureusement, je suis le troupeau lorsque celui-ci manque un tournant. Nous allons dans la mauvaise direction. Heureusement, j’entends Éric qui me crie d’arrêter. Je reviens rapidement sur mes pas mais cette erreur m’aura coûté 400 mètres de trop ! Pas grave, c’est un entraînement.



Tout de même, j’accélère un peu au début afin de rattraper et de dépasser le lapin de 2h45. Puis, je me concentre sur ma vitesse de croisière. Au premier turn-around, à environ 7 km, je compte les femmes qui courent devant moi. Je suis en 11e position. Au moins, me dis-je, j’aimerais terminer dans les 10 premières… difficile de ne pas accélérer mais je dois respecter mon programme. Plus les km s’accumulent, plus je me fais dépasser. Au 17e km, je suis maintenant 17e chez les femmes… Mon orgueil en prend un coup !

Je suis derrière une femme depuis plusieurs km et lorsqu’elle se ravitaille à un point d’eau, je la dépasse. Elle revient vers moi et je commence à jaser avec elle. Elle a couru 2,5 km de trop au début de la course en passant tout droit elle aussi. Je l’informe qu’elle est mon lapin depuis un bon bout de temps.

Au 19e km, je me sens bien et je décide de peser sur l’accélérateur. Tant pis pour le programme, je tente le tout pour le tout. Ma vitesse augmente passablement. Ma compagne me demande si c’est moi qui accélère ou elle qui ralentit… C’est moi qui accélère et je la perds de vue.

Malgré la montée, mon rythme est excellent. Je maintiendrai une moyenne de 4 :50/km jusqu’à l’arrivée.

Pas de baisse d’énergie. Le sourire jusqu’à la fin. Ça augure vraiment bien pour mon marathon !
Je termine finalement 8e chez les femmes et 3e dans mon groupe d’âge. La cerise sur le Sunday d’une belle journée.


Merci pour la tire d’érable sur le parcours !

21 k Scotia de Montréal 2016



Le 24 avril 2016

Deux semaines après le Half-Marathon Unplugged, Éric et moi participons au demi-marathon Scotia de Montréal. Un classique que j’aime refaire année après année. Nous allons nous stationner tôt sur l’île Ste-Hélène. Je dois en effet courir 34 km aujourd’hui et j’ai pris la décision me rallonger avant la course. Je veux respecter mon programme d’entraînement et courir mes derniers km à mon pace marathon. Ce sera plus facile s’il y a de l’ambiance.

Éric lui, préfère aujourd’hui attendre après son demi-marathon pour décider s’il ajoutera des km ou non car il a mal à un pied. Il a amené un matelas de sol et un sac de couchage dans le camion pour faire une petite sieste en attendant le départ.

Moi, je pars courir direction St-Lambert. Il fait beau, je me sens bien. Je garde un pace de 5 :20 / km. Je suis de retour une quinzaine de minutes avant le départ.

Je ne sais pas trop où me positionner pour partir… Il s’agit d’un entraînement pour moi et je dois demeurer conservatrice sur ma vitesse : 5 min/km pas plus en théorie. Je dois piler sur mon égo un peu car quand je participe à une course, c’est pour faire le meilleur temps possible… Mais non, pas aujourd’hui ! C’est un entraînement…

Je m’élance donc avec les autres en maintenant une cadence somme toute facile. Au bout de 5 km, le lapin de 1 :45 arrive à mes côtés. Je lui demande à quel pace il court. Réponse : 5 min/km. Super. Je vais le suivre. On placote un peu en courant, ce qui est inhabituel pour moi lors d’une compétition ! Mais aujourd’hui, il s’agit d’un entraînement.


Je termine en 1 :44 :54. En 9e position chez les femmes de mon groupe d’âge parmi 97 autres femmes. Je suis très contente de mon ‘’entraînement’’ !