Iron Roman - Le récit de mon Ironman

Pour lire le compte-rendu de mon expérience à Lake Placid le 26 juillet 2009, cliquez ici.












Pour voir le "Photo Roman" de mon Ironman, cliquez ici.





lundi 22 août 2016

Demi-marathon de Tremblant - 14 août 2016

Pour la première fois aujourd'hui, j'ai participé au demi-marathon du Mont-Tremblant. J'étais un peu inquiète avant le départ.

J'ai été malade il y a 2 semaines, des problèmes intestinaux qui m'ont jetée à terre pendant 9 jours et qui m'ont fait perdre 4 livres. Le retour à la course à pied n'a pas été facile et je me demandais bien ce que ça donnerait à Tremblant.

Selon mon programme d'entraînement, il s'agissait d'un test aujourd'hui. Je voulais donc faire le meilleurs temps possible, selon mes capacités évidemment.

J’ai fait un petit réchauffement avec des accélérations et ça annonçait plutôt bien. Pas de douleur au ventre et une belle énergie. C’est avec le sourire aux lèvres que j’ai débuté ma course. Je savais que le parcours descendait pour les premiers kilomètres et je souhaitais que ça ne me joue pas de tour, comme lors de mon marathon de Boston, en 2009.
Nous avons couru deux boucles près du casino puis avons entrepris une descente dans une côte à 13 %. J’ai y parcouru mon kilomètre le plus rapide : 3:51 / km.
Puis nous avons emprunté une piste cyclable asphaltée à travers les bois. Le parcours sinueux qui longeait une rivière s’est avéré quand même assez exigeant. Au 7e km environ, il y avait un turn around. J’ai donc pu compter les femmes qui se trouvaient devant moi. J’étais 7e. C’est à ce moment là que j’ai décidé d’établir deux objectifs pour ma course : terminer dans les 10 premières femmes et gagner une médaille dans mon groupe d’âge. Ce ne serait pas nécessairement facile ! Au 8e km, une première femme m’a dépassée. Puis peu de temps après, deux autres femmes sont passées devant moi… Me voilà donc 10e !

Je me concentre et j'essaie de garder un bon rythme malgré les montées qui se succèdent.

Je joue au yoyo avec un homme qui court à peu près à la même vitesse que moi. On passe notre temps à se dépasser l'un l'autre. Au 11e km, je prends un premier gel puis au 17e, je décide d'en prendre un deuxième. Je dépasse une femme puis en aperçois une autre devant moi. Elle n'est pas si loin mais j'hésite à la dépasser. Si je reste derrière, elle ne me voit pas. Je pourrai tenter de la dépasser à la dernière minute. Malheureusement, les derniers kilomètres passent et je n'arriverai pas à la rattraper ! C'est plutôt moi qui se ferai dépasser quelques mètres avant le fil d'arrivée par une femme que je n'avais pas vue venir !

Il s'agit de la même femme avec qui j'avais joué au yoyo lors de ma course à Warwick. Elle vient d'ailleurs me saluer. Petite discussion également avec l'homme qui courait à la même vitesse que moi. On se félicite l'un l'autre. Et un deuxième homme vient me remercier de lui avoir servi de lapin !

Chrono final, un de mes meilleurs cette année malgré la difficulté du parcours et ma santé qui a vacillé. 1:41:36 ! J'atteins également mes deux objectifs : 10e parmi 268 femmes et médaille de bronze dans mon groupe d'âge.

À six semaines de mon prochain marathon, ça s'annonce bien.

La petite madame est contente !


jeudi 4 août 2016

Défi des buttes - Fort dans la course 2016



Depuis mon marathon à Sherbrooke, je n’ai fait aucun entraînement par intervalle. J’ai été très conservatrice lors de mes sorties de course pour essayer de récupérer le mieux possible.

Avec l’arrivée de notre 2e segments de vacances, nous partons vers Warwick afin de participer au Défi des buttes. C’est la première fois que nous sommes inscrits à cet événement.

La température n’est pas trop élevée et le temps est incertain. Il y aura de la pluie. Nous arrivons tôt et déjà, il y a de l’ambiance au micro. L’animateur nous dit à plusieurs reprises de nous préparer pour le défi car les montées sont nombreuses et exigeantes. Je me dis en moi-même, qu’il est un peu tard pour se préparer physiquement ! Mais bon, d’accord, je vais me préparer mentalement !

J’hésite un peu entre courir mes kilomètres supplémentaires avant ou après le demi-marathon… mais comme j’aimerais bien performer aujourd’hui, je décide de les ajouter après ma course.

Nous sommes 48 coureurs à prendre le départ. Comme je n’ai pas fait de réchauffement, ça me prend quelques kilomètres pour atteindre ma vitesse de croisière. Je n’ai pas fait attention au nombre de femmes qui sont passées devant moi. Les premiers kilomètres se font dans un quartier résidentiel puis nous prenons une route de campagne.  C’est magnifique, très vallonné et effectivement, il s’agit d’un parcours exigeant. Mais heureusement, je me sens en excellente forme aujourd’hui. L’énergie est disponible, je souris, le moral également est excellent.

Nous sommes trois femmes à courir à peu près au même rythme. On se dépasse les unes les autres. Tranquillement, il y en a une que l’on perd de vue derrière nous. Je continue de jouer au yoyo avec l’autre femme. Encore loin du turn-around, trois kilomètres si mes souvenirs sont bons, je croise le meneur. Je me mets à compter les femmes que je croise. Les trois premières sont vraiment rapides. Impossible de les rattraper. Je me bats donc pour la quatrième position !

Notre jeu du chat et de la souris se poursuit. Mon énergie est bonne et j’ai beaucoup de plaisir même si la chaleur a embué mes lunettes fumées et que la pluie s’est mise de la partie.

Le petit nombre de participants semble souder les coureurs. Tout le monde se salue et s’encourage en se croisant. Ça me fait sourire. La vie est belle !

Tout au long du chemin, des petits messages d’encouragements, des pensées, sont affichés. Avec toutes les gouttes de pluie dans mes lunettes et avec la buée, j’ai de la difficulté à les lire. Vers le 18e kilomètre, je me fais dépasser par ma concurrente une dernière fois et ce sera la dernière. Elle est finalement plus rapide que moi et prend les devants.

Je terminerai donc 5e chez les femmes et 4e dans mon groupe d’âge. Tant pis pour le podium !




Demi-marathon de Sherbrooke 2016



Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et j’aimerais bien obtenir une médaille dans mon groupe d’âge. Ma dernière course, il y a deux semaines, a été difficile et je n’ai pas eu beaucoup de plaisir à la courir. Comment cela se passera-t-il aujourd’hui ?

Je me positionne à l’avant du groupe, comme d’habitude, mais dès que le départ est donné, je constate que je me fais énormément dépasser. Je n’ai pas de jambes ! Et au fil des kilomètres, je constate que je n’ai pas de plaisir à courir non plus et ce, pour une deuxième course d’affilée.

La performance n’est pas pour aujourd’hui alors autant profiter du paysage ! Le parcours fait le tour du Lac des Nations puis nous fait longer la rivière, principalement sur piste cyclable. Nous passons par un boisé. Je reconnais des bouts de parcours, ayant déjà participé à ce demi-marathon par le passé. Au fil des kilomètres, ça devient de plus en plus difficile. J’ai hâte de franchir le fil d’arrivée. Mon énergie flageole lorsque je termine enfin la course. Malheureusement, ce n’est pas terminé, je dois ajouter 5 km de plus pour respecter mon programme d’entraînement !

Après une course aussi pénible, sur un parcours somme toute pas si difficile, je réalise que je suis probablement en surentraînement. Je me sens fatiguée, démotivée. Et aujourd’hui, j’ai fait mon pire chrono sur un demi-marathon cette année.

Il faudra que je récupère avant mon prochain objectif, le Défi des Buttes, un demi-marathon organisé dans le cadre de l’événement Fort dans la course. J’ai un mois pour récupérer !


Tour du Lac Brome 2016



Parmi les incontournables, il y a le Tour du Lac Brome. C’est la cinquième fois que je participe à une course lors de cet événement. J’ai couru une fois le 5 km, deux fois le 10 et ce sera ma deuxième participation au 20 km.

J’aime ce parcours vallonné qui longe le lac.

Ce matin, il fera chaud. J’ai couru mon marathon il y a trois semaines et j’espère que ma récupération sera suffisante. J’aimerais bien courir à une vitesse de 4 min 45 \ km. Ce qui me donnerait un chrono de 1h35. Parmi les participants qui se préparent au fil de départ, je remarque les lapins de 1h35 et de 1 h40. Je choisis donc le plus rapide et ne le lâche pas d’une semelle lorsque le départ est donné. Malheureusement, après quelques kilomètres, je dois me rendre à l’évidence : je ne serai pas capable de tenir le rythme. C’est rare qu’aussi tôt dans une course, je doive revoir mon objectif à la baisse. L’énergie n’est pas au rendez-vous et mes jambes ne veulent pas pousser. Je n’ai pas la motivation nécessaire non plus.

Avant la course, j’ai rencontré ma copine Anissa qui m’a raconté son marathon à Ottawa. Elle m’a dit qu’elle avait dû changer ses objectifs à plusieurs reprises tout au long de la course parce que ça devenait de plus en plus difficile. Passer du plan A, au plan B, puis au plan C…

Je pense à elle et je me dis que je dois passer au plan B : maintenir un rythme de 5 min \ km. Mon seul souhait, ne pas me faire dépasser par le lapin de 1h40.

Au 18e km, quelqu’un me tape sur l’épaule et me dit : Let’s go, on ne lâche pas ! C’est le lapin que je veux garder derrière moi qui est en train de me dépasser ! Il reste 2 km à courir…  Je puise dans l’énergie qui me reste et augmente la cadence pour le rattraper, le dépasser et surtout, le garder derrière moi.

Je connais bien le parcours et je me concentre pour arriver avant lui. Je franchis finalement le fil d’arrivée en 1:39:45 et termine ainsi 3e dans mon groupe d’âge.



jeudi 2 juin 2016

Marathon d'Ottawa 2016



Fidèles à nos habitudes, Éric et moi arrivons à Ottawa le vendredi afin d’aller à l’Expo le plus tôt possible pour profiter des aubaines. Il fait déjà très chaud à l’extérieur et les températures annoncées pour le week-end dépasseront les 30 degrés Celcius. Je crains plus le fait que le marathon soit annulé que la chaleur elle-même ! Les organisateurs ont beau nous suggérer fortement de revoir nos objectifs à la baisse, je ne peux m’y résoudre. Je vise 3 :30 :00 et je n’ai pas de plan B ! De plus, j’aimerais vraiment terminer dans les 10 premières de mon groupe d’âge. Moi qui bois très peu d’eau habituellement, je me promets de m’hydrater à chaque fois que cela sera possible et je me promets également de réajuster ma vitesse si je sens que mon corps le demande. Oui, j’espère courir en 3 :30 :00, mais je demeure réaliste. La température jouera contre nous. Même si en général la chaleur ne semble ne semble pas trop m’affecter, j’ai déjà eu un coup de chaleur par le passé (Championnat canadien de duathlon 2008) et je ne tiens pas à répéter l’expérience.

Le samedi soir, Éric et moi allons encourager Miguel et Sophie qui participent à la course de 10 km. Celle-ci a été retardée d’une demi-heure à cause de la chaleur. Donc, départ à 19h00. Il fait encore très chaud et la pluie s’annonce. Je me sens fébrile lorsque les élites partent et j’ai les larmes aux yeux. Demain, ce sera mon tour et je renoue avec le marathon après une pause de 7 ans. Mon dernier marathon, celui de New York, date de novembre 2009 ! 

Dimanche matin. 5h15. Je suis réveillée et Éric également. On déjeune et on se prépare. J’enfile mon pace-band et vers 6h30, nous sommes en direction de la ligne de départ. Je tiens à être dans mon corral le plus tôt possible car je veux absolument trouver le lapin de 3 :30 :00. En chemin, on croise Karl, un ami triathlète qui espère se qualifier pour Boston. On lui souhaite bonne chance.

Rendue dans mon corral, je trouve facilement mon lapin. En fait, ils sont deux à offrir le service pour le temps que je vise. Je jase un peu avec l’un deux et je croise une athlète de mon club de course, Marie-Andrée, qui va courir avec nous. Quelle surprise de rencontrer également Roxane, une coureuse avec qui j’avais jasé lors du 30 km des Érables. Nous ferons la course ensemble. Je suis très contente d’être en sa compagnie.

Il fait étonnement frais ce matin, autour de 18 degrés, et je suis confiante d’atteindre mon objectif.

Voilà, c’est l’heure du départ. Moi qui croyais que l’émotion me gagnerait et que j’aurais de la difficulté à retenir mes larmes, je pars plutôt avec le sourire et je me sens très calme. Il y a très peu d’attente avant de franchir le fil de départ. C’est parti pour 42.2 km !

Tout au long du parcours, je garde un œil attentif sur mes lapins et sur ma compagne, Roxane, que je ne veux pas perdre de vue. Et tout au long du parcours, je réévalue constamment mon état. Je bois à chaque point d’eau et ils sont nombreux. Au demi-marathon, j’en saute un. Je n’ai pas soif et je me sens pleine ! Je prends également des gels régulièrement pour entretenir mon énergie.

Roxane est à mes côtés et nous jasons de temps à autre. Le rythme me semble confortable et je ne sens pas du tout la chaleur qui s’installe.

Au 32e km, je sens que mes quadriceps durcissent. Je pense à mon rendez-vous en massothérapie prévu le lendemain matin et je dédie ce km à Glenn, mon massothérapeute. Ça me fera tellement de bien, je savoure le moment d'avance.

Au 35e km, je réévalue la situation une fois de plus. Cette fois, je crois que je dois ralentir. J’en informe ma nouvelle copine et tranquillement, même si ça me déçoit, je la laisse s’éloigner avec le lapin.

Quelques kilomètres plus loin, je croise des membres de mon club de course. Leurs encouragements me font du bien. L'un deux court avec moi quelques instants. Je lui demande des nouvelles de Marie-Andrée que j'ai perdu de vue depuis longtemps. Il me dit qu'elle n'est pas encore passée alors que je croyais qu'elle était devant moi. Il me souhaite bonne chance et me laisse continuer seule.

Plus loin, je croise Miguel et Sophie près du Centre des Congrès. Je les cherchais des yeux sachant qu'ils seraient là pour m'encourager. Je suis heureuse de les croiser, ça me donne un petit regain d'énergie. Ce court moment me fait du bien.

Puis, je me concentre de nouveau et tente de garder un rythme constant. D’une vitesse de près de 5 min / km, je descends à 5 min 15 puis à 5 min 30. J’ai l’impression d’aller très lentement. Au 40e km, je réalise pleinement ce que c’est que de courir un marathon : c’est mental ! Je me parle et je fais des calculs. Dans une dizaine de minutes, je serai marathonienne de nouveau. Allez, on ne lâche pas ! Je dépasse plein de gens qui marchent. Moi aussi, ça me passe par l’esprit de marcher mais je ne me l’autorise pas. Allez Hélène, t’es capable. Je continue à essayer de calculer. Peut-être que je vais réussir à terminer en 3 :32 :00…

Enfin, j’aperçois les dernières pancartes. Il reste 400 mètres. Un dernier tour de piste ! J’arrive. Je franchis le fil d’arrivée les bras dans les airs. Comblée.

Je manque mon objectif par 3 min en terminant en 3 :33 :08 mais ça ne me dérange pas du tout.
Je me sens très très heureuse. Je suis marathonienne de nouveau !

Après avoir passé le fil d’arrivée, je cherche Roxane des yeux un peu partout. Je suis convaincue qu’elle a atteint son objectif et ça me ferait vraiment plaisir de la revoir. Mais ce sera partie remise car je n’arrive pas à la localiser dans la foule.

L’effort que j’ai donné me rentre dedans. J’ai des crampes musculaires aux quadriceps et je me sens complètement vidée. Heureuse, très zen, mais complètement vidée. De plus, mes entrailles me jouent des tours. Il faut que j’aille au petit coin ça presse ! Chaleur ou effort soutenu ? L’un et l’autre sûrement, me font un effet bœuf après course.










Sophie et Miguel me rejoignent rapidement. Quelle n’est pas ma stupéfaction et ma joie lorsque Sophie m’apprend que j’ai terminé 7e parmi les 244 femmes de mon groupe d’âge. Wow, ça me fait vraiment plaisir. De plus, je sais que mon chrono me qualifie pour les marathons de Boston et de New York. Ça me fait un petit velours de plus !

J’ai déjà hâte de courir Montréal !



P.S. Quelques jours après la course, Line, une copine de triathlon, m'informe que nous sommes posées ensemble durant la course. Sans s'en rendre compte, nous avons couru avec le même lapin et nous ne nous sommes même pas vues ! Trop concentrées peut-être. Nous terminerons avec seulement 1 min 30 de différence dans nos chronos.