Iron Roman - Le récit de mon Ironman

Pour lire le compte-rendu de mon expérience à Lake Placid le 26 juillet 2009, cliquez ici.












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dimanche 23 avril 2017

21k Scotia 2017


23 avril 2017

Ce matin, j’ai pris le départ du 21k Scotia de Montréal, course à laquelle je participe d’années en années. Mon objectif, me servir de cette course pour faire un test au demi-marathon. Mes résultats de début de saison se sont montrés décevants. (2 h07 au Demi-marathon hypothermique / 1 h50 au Demi-marathon des glaces / 1 h46 au Half-marathon Unplugged au Vermont). Comme mes chronos semblaient s’améliorer, tout de même, j’ai décidé de tenter le coup pour 1h40 ce matin. C’est le chrono minimum que je dois atteindre si je veux pouvoir courir un marathon en 3h30 de nouveau cette année.

Sur la ligne de départ, j’ai pris place près de Luc, le lapin de 1h40. Je me sentais bien et enthousiaste.

Peu de temps après le début de la course, j’ai décidé de ne pas regarder ma montre Garmin. Je ne voulais pas voir ma fréquence cardiaque. Je sentais qu’elle était trop élevée mais je ne voulais pas le confirmer ! Au pif, je me suis dit qu’elle devait tourner autour de 176 battements minutes. (Vérification après course, en plein dans le mile !) Des pensées négatives ont commencé à prendre place dans mon esprit. Je me disais que mon objectif n’était pas réaliste. Je sentais que j’allais trop vite et que j’allais me planter. Au 8e kilomètre, j’ai décidé d’y aller au feeling et de faire MA course, pas celle du lapin. Je l’ai laissé filer. Mon rythme cardiaque s’est replacé (172 battements / min). Mon sourire et le plaisir de courir ont refait surface et mes pensées négatives sont disparues.

Même si je suis nulle en calcul quand je cours (mon cerveau se transforme en jello), j’ai estimé au 3/4 du parcours qu’il était réaliste pour moi de franchir le fil d’arrivée en 1h42. Un léger vent de face un peu chiant m’a un peu torturée au dernier kilomètre. Dany, un copain du club, m’a dépassée en m’encourageant. J’ai tenté de m’accrocher à son ombre mais ce n’était pas facile. J’ai finalement franchi le fil d’arrivée en 1 :42 :04. Pas pire calcul malgré mon jello !

 5e / 109 parmi les femmes de 45-49 ans.

En franchissant le fil d’arrivée, il y avait des secouristes. J’ai fait un high five à l’un d’entre eux. Il m’a tout de suite saisi la main en me demandant si j’allais bien. Hummm, oui, que j’ai répondu. ‘’T’es sûre que ça va bien ?’’, a-t-il insisté en serrant ma main dans la sienne et en me regardant dans les yeux. Peut-être que mon ‘’oui’’ n’était pas assez convainquant… ‘’T’as eu chaud ?’’ Oui.

J’ai eu un souvenir en flash en lui parlant. Lors d’un entraînement pour mon premier marathon, après 32 km de course en solo sur l’île Ste-Hélène, j’avais demandé à un homme de m’indiquer où se trouvait le métro… Il m’avait répondu : ‘’Madame, voulez-vous que j’appelle une ambulance’’… Est-ce que j’avais l’air maganée à ce point-là aujourd’hui et au même endroit en plus?

J’ai rassuré le secouriste qui m’a laissée repartir pour ramasser ma médaille de finisher.

Incapable d’ouvrir ma bouteille d’eau, j’ai demandé l’aide de Dany en lui disant que ma journée n’était pas terminée : il me restait 13 kilomètres à faire pour compléter mon entraînement de la journée. Mais avant de repartir, il me fallait absolument aller vider mes boyaux qui semblaient tout à coup se liquéfier.

Assise dans une toilette chimique, je réfléchissais à 2 options. 1) courir en sens inverse sur le parcours du demi-marathon avec des toilettes pas trop loin et profiter de l’ambiance un peu. 2) partir en solo dans ma bulle vers Longueuil sur la piste cyclable. Pas trop logique, mais j’ai opté pour la bulle en solo.

Rapidement, j’ai été prise d’un mal de cœur. À 3 reprises, je me suis dit, ça y est, je vais vomir. Mais comme j’ai la tête dure, et l’estomac bien accroché, j’ai continué à courir. Et cette fois, le jello dans mon cerveau m’a joué un tour. À 7,5 kilomètres, j’ai fait mon ‘’turn around’’ pour revenir sur mes pas… Sauf que 7,5 x 2 ça ne donne pas 13… mais 15 kilomètres !

J’ai donc couru un total de 36 kilomètres aujourd’hui, 2 de plus que prévus au programme !

De retour à la maison, je me suis rapidement assise devant l’ordinateur. Avec différents outils de prédiction, j’en suis arrivée à la conclusion que je pouvais tenter 3h35 au marathon d’Ottawa.

J’ai 5 semaines pour y réfléchir.







mardi 11 avril 2017

Half Marathon Unplugged

8 avril 2017

Half-marathon Unplugged – Burlington, Vermont

Il y a un bon vent ce matin et  la température oscille autour de -5 degrés. Aujourd’hui, nous avons 32 kilomètres au programme. Contrairement à l’an dernier, je prends la décision de commencer à courir avant le début de la course. Nous débarquons de l’autobus 50 minutes avant le départ, ce qui me donne le temps de parcourir 8 kilomètres. 

Lorsque la course débute, je n’ai pas vraiment d’objectif en tête. Mon début de saison a été difficile, ma vitesse décevante lors de mes deux premiers demi-marathons et mon énergie à la baisse les dernières semaines.

Au fil des kilomètres,  tranquillement, je rattrape le groupe de coureurs qui me précède puis les dépasse. En jetant un coup d’œil à ma montre Garmin au 10e km, je constate que ma vitesse moyenne tourne autour de 5 min/km. C’est à ce moment que je fixe mon objectif : passer le fil d’arrivée en 1 :45 :00.  Une femme à environ 100 mètre devant moi semble avoir le bon rythme. Je m’accroche à elle, j’ai trouvé mon lapin. 

Au 17e km, elle s’arrête visiblement indisposée par un point sur le côté. Merde ! Lorsque je la dépasse, j’ai envie de lui crier : ‘’Don’t stop ! I need you ! You’re my pace rabbit !’’ Avec 25 km dans les jambes, perdre mon lapin casse mon rythme et ma motivation. Ma vitesse diminue. Au 18e km, on passe tout près du fil d’arrivée avant d’entreprendre une dernière boucle de 3 km dans un quartier résidentiel. Je croise mon amoureux et termine mon demi-marathon en 1 :46 :15.

Mais ce n’est pas terminé, je dois poursuivre mon entraînement en ajoutant les 3 derniers kilomètres qu’il me manque pour atteindre 32. Je retourne sur mes pas pour refaire la dernière boucle où je croise mon amoureux de nouveau. L’énergie est à la baisse.


D’abord satisfaite de mon chrono, je vérifie mon rang parmi les femmes de mon groupe d’âge. Je suis déçue de constater que selon les résultats préliminaires (il y a un 2e départ à 11h00 et les résultats seront jumelés), je suis 14e ! L’an dernier, j’avais obtenu la médaille d’argent. Et c’est là que je me rappelle que j’avais fait un chrono 6 minutes plus rapide. Bon d’accord, je n’avais pas couru 8 km avant d’entreprendre la course, mais tout de même… C’est décevant. Si je n’arrive pas à atteindre un chrono de 1 :40 :00 au demi avant le marathon d’Ottawa, je vais devoir réévaluer mon objectif de 3 :30 :00.


dimanche 19 février 2017

Demi-marathon des glaces 2017

19 février 2017

Participation au Demi-marathon des glaces ce matin. L'anxiété  était au rendez-vous avant le départ suite à mon expérience du week-end dernier. Ça s'est relativement bien passé. J'ai placoté pendant de nombreux kilomètres avec la Fée des Glaces... une coureuse costumée. Agréable compagnie. Beau parcours mais un bon vent de face les derniers 6 km.

6e dans mon groupe d'âge.



dimanche 12 février 2017

Demi-marathon hypothermique

12 févier 2017

Participation du Demi-marathon hypothermique ce matin. Quand tout va mal...

Après une courte nuit merdique (4 h de sommeil), j'ai pris le départ chaussée de mes crampons pour affronter le parcours glacé. Après 4 km, les pulsations cardiaques dans le tapis, je ne me sentais pas bien  et j'ai commencé à penser à abandonner. Énergie à zéro, vitesse super lente, je me faisais dépasser par tout le monde.

Les courroies de mes crampons me faisaient mal, malgré mes nombreux arrêts pour les replacer. J'ai persévéré et j'ai même entamé la 2e boucle de 10 km. Ça m'a vraiment découragée quand je me suis fait dépasser par le lapin de 2 heures...

Je me suis arrêtée à tous les points d'eau pour essayer de recharger mes batteries. En vain. J'ai franchi le fil d'arrivée en 2h07...

Prenant mon courage à 2 mains, j'ai poursuivi mon entraînement en ajoutant les 4 km qui manquaient pour compléter mon programme. Quand on a la tête dure ! J'ai failli perdre connaissance en attendant en ligne pour manger. Je me suis gelée les mains en essayant de débarrer ma voiture. J'ai grelotté tout le long de mon retour à la maison.

Quand ça va pas, ça va pas.


samedi 26 novembre 2016

Demi-marathon des micro-brasseries




13 novembre 2016

Ça ne me tentait pas tellement de participer à la course. Je me sentais démotivée et la fin de la saison se faisait sentir. La forme n’était pas là depuis deux semaines. J’avais reçu un vaccin contre la grippe et depuis, j’avais mal au bras gauche. Ok, ça ne m’empêchait pas de courir mais ça me rendait d’humeur grognonne !

Nous sommes arrivés à Bromont le samedi et avons passé la nuit dans un condo situé à deux minutes à pied du site de départ. J’ai très mal dormi. Je me sentais extrêmement nerveuse, sans trop savoir pourquoi.

Le matin, j’ai enfilé mes bas de compression et une paire de cuissard et j’ai opté pour un léger chandail et un coupe-vent sans manche.

Au fil de départ, je me place à l’avant, comme d’habitude et jase avec une dame hyper excitée. Elle se demande où sont les lapins et quelles sont leur vitesse.  Je lui dis que je pense avoir vu le lapin de 1 :45 mais elle trouve que c’est trop rapide. Moi, je vais tenter le coup même si le parcours sera probablement difficile.


En effet, le premier kilomètre commence avec une montée abrupte et exigeante. Je me fais dépasser par de nombreux coureurs. Ensuite, difficile de dire quelle est ma vitesse moyenne avec les nombreuses montées et descentes. Autour du 5e kilomètre, déçue, je me fais tranquillement dépasser par le lapin de 1 :45, une femme. Je me dis que je n’atteindrai pas mon objectif mais je garde le sourire.

J’apprécie beaucoup le parcours. Les chemins de campagne sont magnifiques.

Un homme maintient la même vitesse que moi. Il me dépasse à chaque montée, mais je le double à mon tour lorsqu’on redescend. C’est très motivant de le suivre.


Je me mets à accélérer vers la fin du parcours. Probablement parce que ça descend ! Et j’ai l’impression de distancer mon lapin inconnu. Arrive enfin le dernier kilomètre. Oh boy, toute une montée. Je marche quelques pas et me fais dépasser par une femme qui terminera 15 secondes avant moi et qui fait partie de mon groupe d’âge ! Elle prendra la deuxième place me laissant ainsi la médaille de bronze. Moi qui pensais ne pas atteindre mon objectif, je suis un peu surprise de mon chrono : 1 :44 :32. En effet, je n’ai jamais rattrapé le lapin de 1 :45 (la coureuse a terminé près de 2 minutes en avance sur son temps, m’a-t-on dit) et exceptionnellement, je n’ai pas regardé mon chrono de toute la course. Mon résultat est donc une surprise.

Mon lapin inconnu, lui, franchira finalement le fil d’arrivée 2 secondes avant moi !


Une autre belle expérience sur un parcours que je ne connaissais pas.