Iron Roman - Le récit de mon Ironman

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vendredi 18 mars 2016

Demi-marathon hypothermique d'Ottawa




Petit week-end à Ottawa pour notre participation au demi-marathon hypothermique organisé par Running Room. Nous arrivons le samedi afin d’aller chercher notre dossard et nous apprenons sur place que notre départ, prévu à 13h00 le lendemain matin, a été devancé à 8h00! Ça nous embête un peu parce que la température ne sera pas du tout la même. Nous avions prévu courir alors qu’il ferait au-dessus de zéro et là, on va débuter notre course à -10 degrés. Les vêtements que nous avons amenés conviendront-ils? De plus, une chance que nous sommes arrivés la veille! Nous aurions carrément manqué notre course en arrivant le matin même. Autre déception concernant le parcours cette fois. Nous devons courir une boucle d’environ 2,5 km allé/retour. Nous aurions préféré un parcours plus élaboré. Restons positifs, on est ici pour s’amuser.

L’événement à lieu au Marshes Golf Club. Les coureurs peuvent s’abriter à l’intérieur du club de golf en attendant le départ.

Il y a un seul lapin et il va courir le demi-marathon en 2h00. Ça ne me convient pas, je vais courir dans ma bulle.

Il fait vraiment beau, le soleil est de la partie. Il y a un point de ravitaillement en eau et en Gatorade à chaque extrémité de la boucle et le parcours est plutôt plat.

Dès les premiers kilomètres, je sais que je vais courir plus lentement qu’au Demi-marathon des glaces. Ça ne me dérange pas. Je sais tout le long de la course que je suis 4e chez les femmes (je terminerai 2e dans mon groupe d’âge) mais je n’arrive pas à rattraper celle qui est devant moi. Trop loin. Pas grave, j’ai 28  km à courir ce matin.

Dès que je franchis le fil d’arrivée, je repars me mêler aux coureurs pour ajouter les kilomètres manquants. Je quitte le trajet officiel pour me rallonger, puis reviens au fil d’arrivée.

Le brunch d’après course est une agréable surprise. Je m’attendais à un bagel et une banane alors qu’il y a des œufs, des saucisses, du bacon, des viennoiseries, des muffins… On mange très bien.


Finalement, malgré les petites déceptions d’avant course, je suis très heureuse d’avoir participé à cet événement et ça me ferait plaisir de revenir l’an prochain!

Demi-marathon des glaces


Demi-marathon des glaces en ce 21 février 2016. Première course officielle de l'année. Très satisfaite de mon résultat: 10e chez les femmes et médaille d'argent dans mon groupe d'âge. Beau parcours vallonné en campagne. Routes dégagées, pas de glace, pas de neige. Asphalte partout. Belle organisation. Il fait 0 degrés et il y a de très légers flocons qui tombent.

Nous sommes arrivés tôt car Éric désirait courir ses 5 km supplémentaires avant la course. Moi, je reste cachée à l’intérieur de l’école pour demeurer au chaud. Il a plu beaucoup la veille et l’accès aux toilettes extérieures est compliqué! Il faut marcher sur des planches pour éviter les énormes flaques d’eau.

Il y a quelques kiosques installés près de la tente de ravitaillement.

Fidèle à mon habitude, je me positionne à l’avant lors du départ et tout près du lapin de 1 h40. Je ne sais pas trop si j’arriverai à le suivre. Bien que j’aie fait des intervalles 2 fois semaine tout l’hiver, avec la neige, il est difficile d’évaluer vraiment ma vitesse. Mais bon, j’ai de nombreux chronos sous les 1h40 alors je devrais pouvoir y arriver. Ma première idée était de suivre un lapin de 1h45 mais il n’y en a pas. Alors let’s go!

Dès le départ, un certain écart se creuse entre mon lapin et moi. Mais je ne le perds pas des yeux et je maintiens un bon rythme. Plus le temps passe et plus je le rattrappe. Lorsque je le dépasse, je l’entends dire à quelqu’un d’autre qu’il a une minute d’avance. Intéressant. Maintenant, je dois demeurer devant lui. Tout le long du restant du trajet, je n’ose pas me retourner. J’ai peur de l’avoir sur les talons et je ne veux pas qu’il me dépasse!

Enfin, j’aperçois le dernier tournant! Et j’atteints mon objectif en terminant avec un chrono de 1:39 :23. Mais ce n’est pas terminé, je dois parcourir 5 km supplémentaires pour respecter mon programme d'entraînement. Je repars donc en sens inverse. Je croise une femme qui porte un dossard disant qu’elle coure pour son mari qui combat un cancer. Je lui touche l’épaule en la dépassant et lui dit que j’enverrai des ondes positives à son conjoint. Elle me remercie et je poursuis en course les larmes aux yeux. Sa démarche et ce qu’elle vit me touchent profondément.


Lorsque je reviens vers le fil d’arrivée pour la deuxième fois. Je m’arrête avant et marche le long du trottoir. Il y a un photographe officiel et je me décide de rembarquer sur le parcours pour me faire photographier de nouveau mais cette fois avec les bras dans les airs! Je suis très contente de ma course et de mon entraînement en général. En résumé: 26 km avec le sourire!


Demi-marathon d'Oka



1er novembre 2015

J'ai terminé ma saison de course 2015 en beauté, sous la pluie, lors du demi-marathon d'Oka en gagnant la médaille d'argent dans mon groupe d'âge. Faisait pas chaud, faisait pas beau mais j'étais heureuse de courir et de terminer parmi les 10 premières femmes au classement général. Un gros merci à mon amoureux qui m'a accompagnée et encouragée malgré les conditions climatiques.

Pour la première fois lors d’une compétition, nous sommes arrivés à la dernière minute. Je devais ramasser mon dossard sur place et il me reste 15 minutes pour aller au petit coin et me réchauffer! Je me sentais très stressée et coincée dans le temps.

Quelques minutes après le départ, je constate que ma musique joue en boucle la même chanson! Merde. Soit j’arrête et je prends le temps de replacer mon Bluetooth , soit j’écoute la même musique pendant 21 km !... ou alors et je continue à courir sans musique… Merde, merde, merde! Je prends la décision de courir sans musique. Fait extrêmement rare, courir sans musique! Je me concentre sur ma respiration et sur les bruits de pas des autres coureurs. Heureusement, il y en a tout le tour de moi.

Ce matin, j’ai choisi de courir en cuissard et avec mes bas de compression. Il fait autour de 6 degrés et il pleut un léger crachin tout le long. Je n’ai pas froid avec mon léger imperméable mais je sens mes cuisses durcir lorsque la fin de la course approche.
 
Le parcours est intéressant. Vallonné, pas trop facile. On se promène le long du parc puis sur une piste cyclable étroite. Lors du turn-around, ça complique un peu les choses pour les dépassements. Je compte les femmes que je croise au retour mais je ne suis pas trop certaine de mon rang. Dans les 10 premières en tout cas.

Mon amoureux m’attend au fil d’arrivée. Je prends à peine le temps de ramasser du ravitaillement et je m’élance vers lui en courant. Vite! Je veux retourner à l’auto le plus rapidement possible pour ne pas prendre froid. Il pleut, il pleut!

Même si je suis convaincue que j’ai terminé sur le podium dans mon groupe d’âge, je ne prends pas le temps de chercher les résultats. On verra ça plus tard! Il faut vite aller me changer et enfiler des vêtements secs et chauds.


Mon pressentiment s’avèrera bon : médaille d’argent dans mon groupe d’âge et 9e au classement général chez les femmes. Chrono final 1:39 :32.


mardi 6 octobre 2015

Demi-marathon de Granby 2015


Dimanche, le 5 octobre 2015.

Ce matin il fait frais, mais il fait soleil. Éric et moi arrivons tôt sur le site car je tiens à être stationnée près de la ligne de départ afin de pouvoir enlever mes vêtements chauds à la dernière minute.

Mon amoureux a opté pour le 10km et son départ est donné près d’une heure avant ma course. Je le vois donc partir puis franchir le fil d’arrivée 46 min 30 plus tard. Wow! C’est son meilleur chrono à vie sur cette distance. Je suis très fière de lui. Mais le temps presse pour me préparer, car c’est à mon tour.  Je vais courir un peu pour me réchauffer et je me place à l’avant du groupe pour le départ.  Je m’élance avec la ferme intention d’atteindre mon objectif de 1h36. Je me suis fait un pace band et je surveille ma vitesse attentivement. Je suis trop rapide dans les premiers km mais je préfère jouer le tout pour le tout car je veux vraiment améliorer mon chrono.

Entre le 3e et le 4e km, mon lacet droit se détache! Quoi ?!!! Merde. Je dois m’arrêter. Je repars rapidement mais un point douloureux s’installe dans mon côté droit. J’essaie de maintenir ma vitesse, en fait, je vais trop rapidement. Entre les 8e et 9e km, il y a une montée et j’ai l’impression de casser. Au 10e km environ, je croise mon amoureux qui m’encourage en me criant que je ne suis pas loin de la 3e femme. Ensuite, des membres de mon club de course m’encouragent également en me disant que je suis en 5e position chez les femmes.

Durant la semaine qui a précédé la course, j’avais regardé les statistiques de l’année précédente. Mes chances de faire un podium me semblaient à peu près nulle et terminer dans les 10 premières également. Alors entendre que je suis en 5e place me redonne le sourire malgré une fin de course qui s’annonce difficile. Une femme membre des Chickens est devant moi. J’essaie de ne pas la laisser me distancer. Mais surtout, j’espère très fort ne pas me faire dépasser moi-même.

Mon énergie s’évapore rapidement et j’ai beau prendre 2 gels, je sens que ça ne va pas. Mais je tiens le coup même si ma vitesse chute et que je sais que je n’atteindrai pas mon objectif de battre mon dernier chrono de demi-marathon. Je dois oublier mon paceband et faire mon deuil de franchir le fil d’arrivée en 1h36. Pas grave, il me reste cette 5e place à laquelle je m’accroche.


Heureuse de terminer la course, Éric et moi regardons les résultats sur nos cellulaires. Non seulement je suis effectivement 5e chez les femmes mais en plus, je monte sur le podium dans mon groupe d’âge.  

La médaille est magnifique et gigantesque!




Duathlon Esprit 2015 - Championnat Canadien


Dimanche 13 septembre 2015

En ce dimanche maussade, Éric et moi participons au Championnat canadien de duathlon dans le cadre des événements du Triathlon Esprit.  Nous espérons tous les deux décrocher une place dans l’équipe canadienne pour le prochain championnat du monde. Pour y parvenir, nous devons terminer dans les dix premiers de notre groupe d’âge.

Toute la semaine,  j’essaie de faire des calculs. Qu’est-ce que je devrais viser comme vitesse en course et en vélo ? Je ne sais pas trop. Le seul duathlon que j’ai fait cette année, c’est un sprint. Aujourd’hui, je dois courir un total de 15 km…  Suis-je capable de courir à 4 :30 / km ? En vélo, je me suis surtout entraînée sur de longues distances en côtes. Peu de courtes distances rapides…  C’est embêtant à évaluer. De plus, je ne connais pas le calibre des femmes de mon groupe d’âge car je n’ai pas participé à la Coupe du Québec cette année.

De la pluie s’annonce,  j’ai peur que ce soit glissant en vélo et je crains également d’avoir froid. Comment m’habiller ? J’opte pour enfiler mes bas de compression qui me tiendront chaud, un cuissard de triathlon, une camisole et des arm warmers. Je laisse un léger imperméable dans la zone de transition au cas où je préfèrerais en enfiler un pour la portion vélo.

45 femmes prennent le départ et 12 sont dans ma catégorie d’âge. Chiffres que j’ignore lorsque la compétition débute. Je décide de donner mon maximum dans cette première portion de course (2 boucles de 5 km).  Difficile d’évaluer où je me situe parmi les autres femmes. Je me sens bien, je n’ai pas froid et j’embarque sur mon vélo sans mon imperméable. Je dois effectuer 9 tours. Bien qu’un panneau d’affichage nous indique les 5 derniers tours que nous avons à compléter, j’ai installé 9 élastiques sur mes barres de triathlon que j’enlève au fur et à mesure pour m’aider à calculer où j’en suis. Ma vitesse est bonne, elle toute autour de 30 km/h. Ça me convient. Il y a beaucoup de cyclistes sur le parcours et il est à peu près impossible pour moi d’évaluer, encore une fois, où je me situe parmi les autres concurrentes. Un léger crachin tombe pendant qu’on roule et la chaussée est mouillée mais ça va.

Dernière portion de course à pied, ma vitesse a chuté un peu. Je dépasse quelques coureurs, des hommes, mais aucune femme en vue devant moi. Ce sera la surprise lorsque j’irai voir les résultats car vraiment, je suis dans le néant par rapport aux autres.

Je passe le fil d’arrivée satisfaite de ma course mais j’ai hâte d’en savoir plus.


Il pleut de plus en plus. Éric et moi allons à la voiture nous changer et nous revenons ensuite pour aller voir les résultats. Alors que nous sommes à la tente de Sporstats, on entend l’annonceur dire : ‘’Chez les femmes de 45 à 49 ans, en troisièmes place, de St-Basile-le-Grand…’’  Je sais que c’est moi avant même d’entendre mon nom.  Je suis super contente. La dernière fois que j’ai participé au Championnat canadien de duathlon en 2008, j’avais gagné la médaille de bronze dans mon groupe d’âge. Mais comme j’avais eu un coup de chaleur et que j’étais à la tente médicale, je n’avais pas pu monter sur le podium.  Je me reprendrai donc aujourd’hui ! Et en plus, cette médaille signifie une place dans l’équipe canadienne pour le Championnat du monde.


Irons-nous en Espagne l’an prochain ?