Iron Roman - Le récit de mon Ironman

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jeudi 23 avril 2009

Boston: autres petits détails personnels

J’ai perdu 4 livres pendant mon marathon. Deux de plus qu’habituellement.

J’ai dépassé Team Hoyt. Ce fut très touchant de les voir car la course semblait vraiment difficile pour le père.

Il y a toujours un moment, dans un marathon, ou je perds mon sourire. À Boston, ce fut en franchissant le fil de départ. J’étais extrêmement concentrée à ne pas perdre mon lapin, à zigzaguer pour me frayer un chemin, à accélérer et ralentir parmi les « coureurs obstacles ». Je n’avais pas le temps de sourire. Après, il était trop tard. C’est triste hein?

Mon plus fort moment d’émotion : lorsque j’ai enlacé mon amoureux venu m’encourager près de Heart Brake Hill. Et lorsque Jérome m’a encouragée à continuer. Ce fut un moment extrêmement intense.

Au demi-marathon, mon objectif est passé de 3h15 à « être capable de terminer mon marathon ».

Au 30e kilomètre, il était réaliste de croire que je me requalifierais pour l’an prochain (3h45) mais ça ne signifiait pas grand-chose pour moi. À quoi ça servait de me requalifier? Je ne voulais pas revenir à Boston ni aller courir New York à l’automne d’ailleurs… et je ne voulais plus faire mon Ironman. Motivation zéro.

Autour du 35e kilomètre, il était réaliste de croire que je pouvais terminer en moins de 3h30. Et puis après? 3h31 qu’est ce que ça change? Rien.

Quelque part, plus loin, Marc Racine, compagnon du marathon de Niagara Falls, m’a dépassée en m’encourageant à m’accrocher et à le suivre. Impossible. Mais ça m’a fait vraiment plaisir de constater que tout allait bien pour lui.

À 40 km, tout à coup, 3h30, ça changeait tout. J’ai accéléré.

Au fil d’arrivée, je n’ai pas levé les bras en signe de victoire. Aucune émotion particulière. C’est triste hein?


Un beau moment, lorsque j’ai revu Marc Racine après avoir franchi le fil. Ça m’a fait vraiment plaisir de le retrouver. Un bon « hug », ça fait du bien.








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