Iron Roman - Le récit de mon Ironman

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jeudi 23 avril 2009

L'expérience Boston

C’était la première fois que je participais à un marathon d’une telle ampleur. Gérer une foule de plus de 25 000 coureurs demande une organisation extrêmement bien rôdée et on s’en rend compte de mille et une manières.

Lorsque mon taxi m’a amenée aux autobus qui nous transportaient vers la ligne de départ, je n’en revenais pas. Des centaines d’autobus jaunes nous attendaient stationnés et formant une longue et interminable chaîne. C’était vraiment impressionnant. Et la discipline régnait pour l’embarquement.

La gestion des coureurs par enclos (corrals) selon notre numéro de dossard et les deux départs successifs (10h00 et 10h30) étaient rigoureusement surveillés et orchestrés.

La gestion des « pipis » aussi. Menace de disqualification si on vous surprend à soulager votre vessie ailleurs que dans une toilette chimique. Et des toilettes chimiques, il y en avait ! Malgré tout, les lignes d’attente s’allongeaient au fil des heures. Il faut dire que j’y suis allée 4 fois… multipliez cela par 25 000 !

Deux immenses chapiteaux avaient été dressés afin de protéger les coureurs en cas de pluie. Les plus prévoyants avaient amené des tapis ou des chaises afin d’épargner leurs jambes durant l’attente. Je suis arrivée à la ligne de départ à 7h15 en autobus et mon départ avait lieu à 10h00! La meilleure solution pour se protéger du froid, le transport par autobus avec des groupes organisés. On peut demeurer assis confortablement au chaud en attendant le départ. Ça vaut la peine de s’offrir ce petit luxe!

Deux F-18 ont survolé notre tête pour souligner le départ. La densité des coureurs ne se dissipe qu’après une dizaine de kilomètres. Il faut demeurer concentré et alerte afin de se frayer un chemin.
Dois-je souligner que l'ambiance de la foule tout au long du trajet est exceptionnelle!

Au fil d’arrivée, de nombreuses étapes qui se transforment un peu en chemin de croix sur près d’un kilomètre : bouteille d’eau, couverture thermale, remise de notre timing chip en échange d’une médaille, remise d’un sac de bouffe (plutôt ordinaire)… tout ça à travers une foule extrêmement dense de marathoniens épuisés. Les mains pleines, on se fraie tranquillement un chemin vers les autobus qui ont ramené nos sacs contenant nos effets personnels et que nous avions confiés aux bénévoles à la ligne de départ. Ici aussi, il y a du monde mais la gestion semble impeccable. Et maintenant? Retrouver famille et amis! Attention, ne pas faire la même erreur que moi : je suis sortie de la zone des coureurs au mauvais endroit. Je me suis retrouvée dans la foule et j’ai réalisé trop tard que j’étais piégée du mauvais côté. C’est alors devenu un vrai casse-tête de me diriger vers la zone de rendez-vous. Après un marathon, j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer, je deviens « brain zero ». M’orienter dans tout ça est devenu compliqué. Il me fallait retraverser de l’autre côté des barrières… Heureusement, ma médaille de « finisher » représentait un laissez-passer VIP. J’ai pu retourner dans le troupeau des marathoniens. Ensuite, retrouver mon amoureux fut très facile au point de rendez-vous.

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